Tranquillement, on commence à le sentir qui s’installe… C’est un petit pincement au coeur qui fait son apparition. Un pincement qui nous chatouille et qui, malgré nous, est grandissant. Vous savez, le type de feeling que l’on ressent une fois que le compte à rebours est enclenché juste avant de s’embarquer pour une nouvelle aventure : c’est le sentiment d’avant le départ.

Alors qu’on dit au revoir à nos amis et que nos bagages sont presque prêts, il est là. Il nous rappelle que nous nous apprêtons à nous lancer la tête première vers l’inconnu. Il est toujours là, peu importe le nombre de fois où nous nous sommes déjà lancés, il est prêt à répondre présent !

J’ai entendu tellement de fois des discours du genre : «T’es tellement courageuse!» «Avoir ton âge encore je partirais aussi.» «Comment fais-tu?» «Un an toute seule?» «T’as pas peur ?»

En réalité oui, j’avais un peu peur. J’étais craintive, j’étais angoissée, mais j’étais surtout surexcitée. Voyager seule en Asie pendant un an. La vérité c’est que je n’avais aucune idée dans quelle aventure je m’embarquais. J’avais beau avoir déjà fait de long séjour à l’étranger, jamais je n’étais partie seule pour une aussi longue période de temps.

J’ignorais ce qui m’attendait demain et je l’ignore encore aujourd’hui. On ne contrôle rien, on a beau prévoir et organiser, c’est l’inconnu qui nous attend. Au final, c’est tellement mieux comme ça! Chaque pays est différent et c’est ce qui rend chaque voyage sincère en plus d’être mémorable.

Aéroport Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal

Source de l’image: Marika Hallé Perry 

Mon billet d’avion et mon passeport en main, je franchis la sécurité de l’aéroport. Je revois encore mon petit papa s’éloigner. Je quitte mon confortable univers. Je me retrouve ainsi seule, finalement prête pour une nouvelle aventure et ce petit pincement au coeur me revient. Toutes les fois, au moment où je vois mon papa s’en aller, j’ai les larmes aux yeux, et ce malgré moi.

C’est un mélange d’émotions tellement difficile à définir. Un pincement où se cachent la joie, la peur, le stress, l’excitation, l’inquiétude, l’appréhension et tellement plus encore. On sait d’avance qu’on est sur le point de perdre tous nos repères, mais on a en même temps une soif de vouloir découvrir de nouveaux horizons. Nous partons à la conquête du monde, respirant la liberté et le bonheur.

Au début de l’année, je suis partie seule à l’aventure. Un long voyage d’un an, une idée, un rêve, que j’avais en tête depuis très longtemps. Mon seul compagnon de voyage: mon gros sac de 13 kilos. J’ai ressenti, une fois de plus, ce mélange d’émotions. À mon insu, il sera toujours l’a pour me rappeler le commencement d’une nouvelle et belle aventure.