À l’été 2015, au retour d’un séjour au Bénin, volant à bord de Royal Air Maroc, j’ai fait un arrêt à Casablanca. J’ai préféré y rester 24 heures plutôt que de vivre le stress d’une correspondance de moins d’une heure et de la possibilité que, faute de temps, mon bagage ne puisse se rendre dans la soute de mon prochain vol (ça m’est déjà arrivé). Je vous partage ici ma courte expérience de voyageuse solo à Casablanca.

Tout juste sortie de l’avion, j’embarque dans le premier train en direction de la gare Casa Voyageurs. De là, j’apprends par les chauffeurs de taxi que mon auberge, le Carré Français (à recommander), est située à encore plusieurs minutes de marche. Je « hop » dans un taxi où, encore fraîche de mon expérience de « bargain-neuse » au Bénin, je tente de réduire le coût de la route. J’aimerais avoir encore le nom de ce chauffeur de taxi pour le recommander puisqu’il s’est révélé un vrai guide touristique. D’abord, on passe devant le Rick’s Café qui se veut une réplique du piano-bar du film Casablanca. Gare à vous, le film n’a pas été filmé dans la ville du même nom, mais à Hollywood !

Ensuite, à notre droite se trouve la Grande Mosquée (ou Mosquée Hassan II) de Casablanca. Un joyau de l’architecture musulmane, le chauffeur devenu guide m’apprend que c’est la 6e plus grande mosquée au monde. Elle est érigée en partie sur la mer, et tout près, des adolescents, enfants et familles se baignent dans l’océan Atlantique. Puis, dans les rues, je vois des centaines d’hommes et de femmes arrêter toutes leurs préoccupations, et s’agenouiller sur les trottoirs pour la prière de l’après-midi. L’image créée est sereine et apaisante. Le chauffeur m’explique qu’après me porter, il fera de même. À mon arrivée au Carré Français, je ne regrette certainement pas d’avoir choisi le taxi plutôt que la marche (pour cette fois) !

Après m’être débarrassée de mes bagages, je quitte donc en direction de la Grande Mosquée, puis me rends à la Médina. On y trouve de tout : sacs à main et sandales de cuir, produits à base d’argan, vêtements, tatous de henné, lampes, œuvres d’art, nourriture, et j’en oublie. La majorité des gens y parle français, mais il est toujours apprécié de remercier avec un « Shoukran ». Les vendeurs ne sont pas trop insistants et les gens sont gentils et serviables.

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En effet, après avoir passé quelques heures à la Médina, je marche à nouveau en direction de mon auberge et j’ai de la difficulté à me retrouver. Je demande donc à une dame qui m’oriente et en me bénissant, m’embrasse sur les deux joues. Voilà le genre de moment qui nous redonne une lueur d’espoir en l’humanité. Les endroits touristiques sont beaux, mais c’est en promenant dans les rues que l’on aperçoit les plus belles portes et rues, les petits cafés les plus agréables et où l’on fait les plus belles rencontres.

Source: Frédérique Lefort

Je n’ai pas eu la chance de m’y rendre, mais il y a également le palais royal de Casablanca ou la Place Mohammed V entre autres choses qui est à visiter. Évidemment, si vous êtes au Maroc pour plus que quelques heures, il vous faut aussi passer du temps dans les autres villes et régions du pays : Marrakech, Fès, Tanger, ou le Sahara occidental.