Les experts de la bombe!

            Si vous connaissez un peu leur histoire, les Basques ont eu un parti politique appelé ETA dans les années 60 sous le régime Franco. Ce parti propageait des idées révolutionnaires et proposait l’indépendance des Pays Basques, qui est en fait une région d’Espagne. Afin de démontrer le sérieux de leurs ambitions, ils firent exploser à plusieurs reprises les grandes villes espagnoles telles que Madrid, Barcelone, etc. Il y a même eu des rumeurs insistant que ce parti aurait fourni des explosifs au Patron du cartel de Medellín, le fameux Pablo Escobar!

Bref, je suis partie visiter ce coin de pays pour me recentrer après le tourbillon d’émotions qu’est Amsterdam. Cette petite région du Nord-Ouest de l’Espagne, là où la mer à l’Ouest et les Montagnes au Nord donnent un panorama époustouflant, possède une culture et un patois qui lui sont propres et une tradition culinaire qui fait saliver!

C’est beau, ça sent bon et la bière coule à flots ! Et, surtout, la cerise sur le gâteau : cette région est hyper dog friendly. Je n’ai guère vu de chiens errants. Les chiens sont traités amicalement et sont en harmonie avec les habitants. Les propriétaires canins peuvent entrer dans les restaurants, les bars, les bus, les magasins, etc. avec leur ami poilu. Certains commerces offrent même de l’eau aux chiens assoiffés dans de petits bols, alors que les touristes humains doivent payer leur bouteille!

Outre leur amour des chiens, les Basques sont reconnus pour leurs Pintxo, de petites bouchées qui coûtent entre 1.50 € et 2.50 € l’unité. Normalement, elles sont disposées dans le style buffet au comptoir de pratiquement tous les bars, du plus miteux au plus classique. Accompagnées d’une bonne bière, ces bouchées permettent à la facture de garder une certaine allure pour un bedon bien rempli… sauf si l’on sort du bar en titubant ! De plus, parlant des bars basques, j’ai remarqué que, dans l’ensemble de ceux où je me suis arrêtée, les femmes tiennent une place importante. Elles sont parfois serveuses, mais plus souvent gérantes et propriétaires! C’est d’ailleurs dans le bar d’une Basque, mère monoparentale et fière tenancière, que j’ai découvert l’originale passion sportive de cette région : la Basque pelota. N’utilisant souvent aucun accessoire, une main suffisant pour jouer, les deux équipes –comptant parfois un joueur, parfois plusieurs- frappent une énorme balle contre un mur, comme au Squash. Cliquez, et vous verrez, c´est un spectacle réellement hors du commun!

Après s’être rassasiés et divertis, nous voulons évidemment nous reposer. Quoi de mieux qu’une auberge de jeunesse confortable, me direz-vous? À oublier ! J’ai payé 35 € pour une chambre à partager entre 12 personnes, sans salle de bain privée, ainsi qu’une cuisine à déjeuner uniquement. Et le couvre-feu des auberges de la région est à minuit, ce qui est dû au grand achalandage des pèlerins du chemin de Compostelle. Je vous conseille vivement de choisir une pension! C’est un peu le même concept qu’un motel : on vous offre une chambre et salle de bain privées, ainsi que l’accès à une cuisine partagée. Le tout ne coûte que 20 € la nuit!

Finalement, les Pays Basques recèlent de nombreuses histoires de pirates, de terroristes, de révolutions, et j’en passe ! C’est un magnifique pays –ou région pour certains !- qui mérite d’être visité. Évidemment, étant située au Nord de l’Espagne, les hivers de la région sont pluvieux et frais. Donc, à vous de faire le bon choix de saison !

Ondo ibili! – Bon voyage!