Je rentrais en première année à la Polytechnique, en ayant aucune certitude que j’avais choisi le domaine d’études qui m’intéressait. Par contre, je savais que je voulais voyager 24/7. C’est là que j’ai découvert le «Working Holiday Visa» (WHV) par hasard. 

En résumé, le WHV est un visa qui permet aux étrangers de 18 à 30 ans de travailler et de voyager en Australie pour une période d’un an. Le visa peut être prolongé si le voyageur désire rester une deuxième année. Ça ne m’a pas pris de temps, c’était seulement la deuxième semaine de septembre et au lieu de faire mes exercices de DAO, j’appliquais pour mon WHV pour partir en Australie.

À ce moment-là de ma vie, ce dont j’avais besoin c’était d’avoir un but qui allait me faire passer au travers de ma première année d’université dans un programme dont je n’étais pas certaine de continuer. Aussi, je voulais passer le prochain été à l’extérieur de Montréal. Je voulais être loin. C’était ma seule motivation. Finir ma première année et ensuite partir en voyage.

Bref, un peu sur un coup de tête et moyennement informée, j’avais décidé de partir de mai à août, 4 mois «Down Under» seule pour travailler. Je voulais changer d’air.

En janvier, mon billet était acheté. Mon vol à destination de BNE décollait de YUL dimanche, le 3 mai 2015. Dans ma tête, le plan était assez simple. J’allais atterrir en Australie, me trouver un emploi, rencontrer de nouvelles personnes, voir des kangourous, faire du surf, respirer l’air frais et revenir avec un peu d’argent en poche. C’est là que j’ai réalisé que ce n’était pas aussi simple. La partie que j’avais sous-estimée, c’était la recherche d’emploi.

En gros, après une semaine à chercher un emploi sans succès, j’ai décidé de voyager sur la côte Est australienne jusqu’au Sud pendant un mois et demi jusqu’à ne plus avoir d’argent, puis revenir à Montréal. Je n’ai pas travaillé en Australie et mon séjour a été écourté. Néanmoins, j’ai profité du merveilleux pays. Cairns, Brisbane, Canberra, Sidney, Melbourne, Adelaïde pour nommer que les noms des grandes villes.

J’ai rencontré des gens de partout dans le monde qui m’ont fait réaliser que ce n’était pas trop grave d’être perdue à 20 ans. Que c’était correct de ne pas avoir les réponses à tout. Que c’était correct d’être la fille qui ne sait pas où elle se voit dans un mois, six mois ou bien dans cinq ans. Que c’était correct d’avoir des questionnements sans avoir les réponses.

Parce que c’est mieux de se savoir complètement perdue que de faire semblant de savoir ce qu’on veut. Parce que c’est mieux d’être perdue maintenant qu’à 30 ans.

Source de l'image: Tiffany Nasavan

Source de l’image: Tiffany Nasavan

Enfin, je ne regrette rien. Je dis que j’ai gaspillé mon WHV parce que je n’ai pas utilisé mon WHV australien à son plein potentiel. Je ne m’étais pas assez informée avant de partir. J’avais assez d’argent pour rester en Australie un mois et demi, mais aucune intention d’y rester l’année complète.

Je pourrais toujours me reprendre avec celui de la Nouvelle- Zélande!

Simplement, conseil d’amie, si vous décidez de prendre le WHV, assurez-vous d’avoir au moins un an de temps pour rester en Australie. (Dans mon cas, j’étais pressée en temps et en argent.) J’ai trouvé ça difficile d’être dans un nouveau pays et de ne pas pouvoir l’explorer parce que je devais me chercher un emploi afin de ne pas manquer d’argent.

Alors, je vous conseille donc d’arriver avec un bon montant d’argent en poche pour voyager un peu avant de commencer à rechercher du travail. En voyageant, vous allez rencontrer des gens et ensuite, il te sera plus facile de trouver un emploi!

Bref, soyez prêt à accepter le défi et tout ira pour le meilleur. Bon voyage!