Voilà la saison du trek qui s’amorce au Népal! Tandis qu’ici on se prépare mentalement à la fin à la fin session, les plus chanceux d’entre nous iront se promener parmi les géants de l’Himalayas.

Avec ou sans guide? C’est la question qu’il faut se poser en premier.  Les circuits les plus accessibles se font généralement très bien sans guide, mais mieux vaut être deux ou en petits groupes. Toutefois, plusieurs circuits plus reculés ont des régulations et nécessitent un guide.

Pour les circuits les plus populaires, comme le Tour de l’Annapurna, le Camp de base de l’Everest ou les Trois Passes, l’utilisation d’un guide fait souvent plutôt office de réconfort psychologique que de véritables besoins logistiques.  Les sentiers sont bien balisés et, en saison haute, les sentiers sont assez parcourus. En cas de pépin, d’autres marcheurs ne seront jamais bien loin, et il y a rarement plus de trois heures de distance entre chacun des villages sur la route.

Il y a bien sûr, il y a aussi le facteur monétaire. Un guide coûtera en moyenne 20$ par jour, doublant ainsi, dans bien des cas, le budget d’un trek en autonomie. De plus, il devient plus difficile de choisir son hébergement ou d’y marchander une entente puisque ce sera généralement le guide qui s’en chargera.  Un groupe de marcheurs autonomes pourra, dans la plupart des cas, négocier l’hébergement gratuit dans les établissements ils s’arrêteront. De plus, il sera possible d’y prendre le souper et le déjeuner.  Cette entente n’existe pas chez les groupes guidés, pour qui il sera déjà entendu que l’auberge fournisse la pension.

Par contre, plusieurs personnes aimeront le sentiment de sécurité procuré par la compagnie d’un guide. Celui-ci aura généralement plus facilement accès à des secours si une situation d’urgence se présentait.  Il sera aussi à l’affut des signes de la maladie d’altitude, un mal qui peut s’avérer grave si les symptômes sont ignorés. Dans plusieurs cas, le guide peut aussi faire office de porteur et aider avec les charges de ses clients.  Finalement, un bon guide permet un contact plus direct avec la culture népalaise ainsi que son environnement naturel.  Il faut aussi noter que l’industrie du tourisme a été durement touchée par le séisme de 2015.  Engager un guide est une façon de plus d’encourager les professionnels du milieu.

Si vous choisissez de partir avec un guide, assurez-vous de vous adresser à une agence de bonne réputation.  Dans Thamel, le quartier touristique de Katmandou, vous en trouverez une à chaque deux maisons.  En effet, on ne sait rapidement plus où donner de la tête. Mieux vaut s’adresser à des adresses recommandées dans des guides comme le Lonely Planet ou le Routard, quitte à payer un peu plus cher.

Un guide peut aussi aider avant le départ, pour la préparation du voyage.  Toutefois, pour n’importe qui ayant une certaine expérience en plein air, il sera possible de tout trouver à Katmandou pour préparer son trek.