Le fait d’être une jeune femme qui part toute seule pour la première fois de sa vie, ça fait bien des «Je connais quelqu’un qui habite là-bas» et des «Ah! J’ai un contact dans ce pays». Non, bien sûr, avant de quitter le Québec, je ne pensais jamais avoir à utiliser un de ces contacts que l’on m’avait si bien référé. Le destin est tel qu’il est, je me suis retrouvée dans une famille des plus accueillantes pendant huit jours, à Bordeaux.

Source de l'image: Camille Lefebvre

Source de l’image: Camille Lefebvre

Un matin, j’ai pris un TGV au départ de Paris pour aller rejoindre une famille que je ne connaissais pas du tout, mais qui a très certainement marqué ma vie pour toujours. Hélène, Rose et Jacques-Alexandre ont su m’accueillir au sein de leur petit cocon français avec beaucoup d’affection. Dormir dans le lit de princesse de ma belle Rose, âgée à l’époque de quatre ans, était tellement rassurant. En effet, ils ont su me stabiliser, me rassurer pour mieux repartir de mon côté, pour la suite de mon voyage. Avec eux j’ai ri, j’ai pleuré, mais j’ai aussi découvert et vu beaucoup.

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À Bordeaux, c’était les Miroirs d’eau, le Grand Théâtre, le Jardin public, la Garonne, la Place de la bourse et la Porte Cailhau. À Bordeaux, c’était aussi passer un 3 septembre à savourer mon premier tartare de saumon sur une petite terrasse du vieux Bordeaux. C’était aussi de prendre le Tram pour la première fois de ma vie, toute seule, pour aller faire les boutiques sur la rue Sainte-Catherine. Oui, oui! Il y a aussi une rue Sainte-Catherine à Bordeaux!

Mais à Bordeaux, c’était aussi aller à la soirée dansante et pique-nique à la Place du palais avec ma famille française et boire du cidre en parcourant dans les rues. C’était aussi danser avec ma belle Rose à mon bras et de déguster une quiche que j’avais cuisinée avec Hélène. À bordeaux, on respirait le bonheur. En fait, je respirais la joie, et ce même, si j’étais essoufflée après l’ascension des 232 marches de la tour Pey-Berland. Je n’avais aucun problème non plus à ce qu’on se paie ma gueule parce que j’avais demandé au serveur où étaient les salles de bains plutôt que les toilettes. J’étais agréablement surprise aussi lorsque je commandais un café et que je recevais un espresso. Également, c’était de goûter aux huîtres pour la première fois de ma jeune existence et d’avoir tellement détesté (pardonne-moi encore Hélène!).

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La Porte Cailhau                                          Source de l’image: Camille Lefebvre

Avec cette famille, chaque jour était une nouvelle aventure, et aucune journée ne se ressemblait. Il y avait toujours quelque chose de nouveau à faire et à découvrir. Rien ne me manquera plus que cette famille, mais aussi mon émerveillement devant la beauté et la pureté du bassin d’Arcachon et de la Dune du Pilate, la plus haute dune d’Europe. Je dois vous avouer que je ne suis pas une personne qui a pour habitude de faire de l’exercice physique et j’ai trouvé la montée et la descente de la dune assez pénible. Toutefois, une fois au sommet, la beauté est indescriptible. D’un côté, nous avons une forêt à perte de vue, d’un vert à vous couper le souffle et de l’autre côté, nous avons droit au bleu perçant de l’océan Atlantique. Bref, ce fut une journée mémorable!

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La Dune du Pilate                                            Source de l’image: Camille Lefebvre

Je ne remercierai jamais assez Hélène et Jacques-Alexandre de m’avoir si tendrement accueillie chez eux, de m’avoir ainsi redonné confiance pour la suite de ce périple qui ne faisait que débuter, mais surtout pour m’avoir fait découvrir ce si joli coin de la France qu’était Bordeaux!