Lancée l’été dernier par les Nomad Junkies, la série de conférences Nomad Talks est unique en son genre pour savoir comment voyager à temps plein! Dernièrement, Le Carnet Voyage a eu la chance de pouvoir s’entretenir avec la cofondatrice du webzine Safia afin d’en connaître davantage sur cette grande accro du mode de vie nomade et voici la deuxième partie de l’entrevue. 

Quelle culture as-tu le plus apprécié?

Hubud en Indonésie! Là-bas, tous tes sens sont stimulés! Lorsque tu te promènes dans la rue, ça sent l’encens, ça sent les fleurs… Il y a plein de couleurs partout, les gens portent des genres de sari fleuris avec dans leurs cheveux de belles fleurs. Et la bouffe, elle est à se pitcher par terre.

Quel a été ton plus grand choc culturel que tu as du affronter?

La Chine! La Chine, c’est débarquer sur une autre planète! C’est complètement diffèrent de tout ce qu’on connaît. C’est tellement gros, et il y a tellement de monde! Ils sont quand même 20% de la population de la terre. C’est un peuple vraiment fermé sur leur culture, donc c’est à toi de t’adapter.

Voir les gens cracher dans la rue, des enfants qui se promènent avec des pantalons avec une fente aux fesses, pour qu’ils puissent faire leurs besoins peu importe où… C’est choquant pour nous, mais pour eux, c’est la réalité. Là-bas personne ne parle anglais, et ils n’ont pas Facebook. La façon dont les gens pensent est aussi très fermée.

 Le pays au complet est un chaos total. Par exemple, les taxis se promènent sur les trottoirs pour éviter le trafic et il y a des gens qui font du rollerblade sur l’autoroute. Mais, tu ne veux pas barrer la Chine comme pays à visiter. La culture est riche, et il y a tellement de belles choses à voir que tu ne peux pas te dire: «Non, je ne veux ne pas aller là.» 

Quelle a été la situation la plus inconfortable que tu as eu à affronter?

Je pense que c’était lorsque je voyageais seule en Europe. Il y avait une amie que j’avais rencontrée au Portugal et nous nous étions dit que nous allions aller en Croatie ensemble. On a donc réservé nos billets d’avion. Elle avait rencontré un gars quelques jours après qu’on ait décidé de partir ensemble. Quand on est arrivé à l’aéroport, les agents nous dissent qu’ils ne trouvent pas notre réservation. Au final, on s’est rendu compte qu’on avait réservé nos billets, non pas pour le mois de juillet, mais pour le mois de septembre…

On est retournée à l’auberge de jeunesse et on a demandé au réceptionniste d’appeler la compagnie aérienne puisque tout était en portugais. Il appelle et finalement, 100 euros chacune plus tard, on finit par réserver à nouveau le vol pour le lendemain. Nous partons donc le lendemain, et la fille avec qui je suis est super triste. Elle s’ennuie du gars qu’elle a rencontré quelques jours avant notre départ. 

Pour moi, voyager, c’est un bonheur, donc je ne pouvais pas comprendre pourquoi elle pouvait être triste. Tu payes pour cette expérience: chaque moment de ton voyage, ça vaut des sous, tu as travaillé fort pour cela, tu ne devrais pas être malheureux. Puis, cette fille me prenait toute mon énergie positive. Elle était comme un boulet que je tirais toute la journée.

Arrivées en Croatie, elle me dit qu’elle allait rejoindre son gars à la fin de la journée. Puis, à ce moment-là, je me suis dit: «Non, ce n’est pas vrai que je vais voyager avec un couple!» Ce n’était pas du tout dans mes plans de voyager avec un couple. Le lendemain, je vais donc avec elle rejoindre le garçon en question à l’arrêt d’autobus.

Au moment où il est arrivé, c’est comme si j’avais disparu. Je marchais derrière eux et je me suis alors demandé: «Pourquoi suis-je ici? Je ne suis pas heureuse. Je me fais chier en ce moment à les suivre comme un petit chien.»

Je les ai donc laissés marcher en avant de moi, je me suis retournée de bord pour aller à l’auberge de jeunesse et j’ai eu une des meilleures soirées de ma vie avec les gens de là-bas. On est sortis une gang de 25 jeunes et on s’est tellement amusés.

Cette fille-là et moi, on ne s’est pas vraiment reparlé. Ç’a été un tournant important pour moi dans mes voyages où je me suis dit: «Si je ne suis pas heureuse, il n’y a qu’une seule personne qui peut changer la situation, et c’est moi.»

Où a été le plus beau paysage que tu as eu la chance d’admirer?

Je dirais l’Indonésie de l’Est, à Maluku et Raja Ampat. C’était surtout pour la beauté sous-marine. Raja Ampat, c’est dans les tops des endroits où faire de la plongée sous-marine dans le monde. 70% des coraux qui existent dans le monde peuvent être retrouvés dans cette région-là. Pour une beauté que j’ai vraiment été «flabbergastée»: la Grèce et ses îles grecques. C’est vivre comme dans une carte postale!

 Quel est ton plus beau souvenir de voyage?

En Thaïlande, quand je me suis retrouvée à aller au festival des lanternes. C’est la joie d’écrire ton message pour la lanterne et voir tout le monde la lancer en même temps par la suite. Pour vrai, j’étais comme une enfant de 5 ans; j’avais les yeux pétillants et j’étais tout énervée. Ce qui est triste c’est que les photos ne représenteront jamais l’émotion qu’il y avait là-bas. C’était une grosse cérémonie avec des moines, et l’ambiance était électrisante. Quand on a relâché les lanternes, tout le monde en même temps, je n’avais jamais vu quelque chose d’aussi beau comme ça.

Un autre beau souvenir, c’est quand je me suis baignée avec des planctons fluorescents au Cambodge. C’est là que j’ai rencontré mon copain. C’était «THE perfect date»! (rire)

Tu souhaites en connaître plus sur le mode de vie nomade? Sois à l’affut de leur prochaine tournée Nomad Talks!