On ne voyage pas seulement pour voir des beaux paysages, mais aussi pour goûter aux mets locaux ! J’ai donc décidé de vous faire découvrir ou redécouvrir quelques spécialités des pays que je connais le mieux, à travers cette série intitulée « Évasions gourmandes ». Parce que la gastronomie fait partie de la culture, mais aussi parce que ça fait plaisir à nos papilles…

Dans cet article, je vous dévoilerai des mets typiquement colombiens et je vous apprendrai davantage ce qu’on appelle el sabor colombiano!

 

Arepa fourrée Source de l'image : Radio Gastronomia

Arepa fourrée
Source de l’image : Radio Gastronomia

 

Les arepas

Les arepas sont à la Colombie ce que les pâtes sont à l’Italie. Base déclinable à l’infinie, ces galettes de maïs se mangent avec tout ! Mélangées avec du fromage, fourrées à la viande ou au poulet, au petit-déjeuner avec du beurre et du sel, frites ou grillées… Il y a sans doute autant de types d’arepas qu’il y a d’habitants dans ce pays. À grignoter dès qu’on a un petit creux, on devient rapidement dépendant des arepas et la recette est facile à reproduire (à condition d’avoir le coup de main pour la pâte). De 1000 pesos pour l’arepa de base et à 7000 pesos pour une arepa superfourrée. Heureusement, il est possible d’en trouver n’importe où et à n’importe quelle heure!

El arroz de coco

Produit d’une cuisson dont les secrets sont jalousement gardés par les mamas costeñas (habitantes de la côte Caraïbe), le riz à la noix de coco est comme une sucrerie. Il fond en bouche, laisse exploser une saveur douce qui respire les tropiques, et se mange sans faim. Généralement accompagné de patacones (des bananes plantains écrasées et frites), et de poisson frit (qu’importe la sorte), c’est le plat typique qu’on trouve sur le littoral caribéen. Comptez autour de 10 000 pesos (soit 3,50$)  pour un menu avec soupe et jus de fruit, dans les restaurants non touristiques.

Riz de coco et iguane Source de l'image : Diane Micouleau

Riz de coco et iguane
Source de l’image : Diane Micouleau

 

Sopas et sancochos 

La différence entre une soupe et un sancocho est simple. La soupe se cuit sur des plaques de cuisson, tandis que le sancocho se cuit sur un feu de bois. Pour faire une soupe digne de ce nom, il faut patienter environ 3 heures. Toutefois, les affamés trouveront une soupe dans n’importe quel petit restaurant. Elle peut être de poulet, agneau, bœuf, poisson… il suffit d’ajouter el sazón (de l’assaisonnement), le bastimento (les pommes de terre et le manioc qui constituent la partie riche du bouillon) et le tour est joué ! Généralement, elle est servie en entrée, mais elle se suffit amplement à elle-même pour calmer la faim. Une soupe individuelle ne coûtera jamais plus de 5000 pesos.

 

Une papaye va bientôt être transformée en jus Source de l'image : Diane Micouleau

Cette papaye va bientôt être transformée en jus
Source de l’image : Diane Micouleau

 

Les jugos naturales 

La Colombie est connue pour ses fruits exotiques aux mille formes et saveurs. Si ceux-ci se consomment volontiers avec du citron et du sel (pour réveiller leur goût), ils sont surtout utilisés pour faire des jus de fruit. On trouve des juguerías à n’importe quel croisement de rues. Dans les zones les plus touristiques, on peut trouver des dizaines de bicoques collées les unes aux autres, proposant des gros verres de jus pour 5000 pesos. Cependant, lorsque l’on sort des sentiers battus, il est facile d’en trouver pour seulement 1000 pesos. Qu’on les préfère avec de l’eau ou avec du lait, les jus de fruit sont les petits plaisirs fraîcheurs des Colombiens. Mes préférés ? Le jus de lulo et le jus de maracuyá, mais je vous invite à tous les goûter pour vous faire votre propre sélection!

 

Los fritos 

La nourriture qu’on trouve dans la rue, qui s’avale en trois bouchées, et qui est généralement frite, constitue un groupe qu’on appelle les fritos. Si certaines arepas en font partie, il y a beaucoup d’autres délicieux fritos à goûter, en cas de petit creux. Je pense aux papas rellenas (pommes de terre fourrées à la viande), aux patacones rellenos (des bananes plantains fourrées), aux caribañolas (encore des beignets fourrés à la viande), aux deditos (des beignets fourrés au fromage), aux buñuelos (beignets simples), aux empanadas et j’en passe… De 1000 à 2000 pesos, les fritos se trouvent à l’heure des repas un peu partout dans les rues. N’hésitez pas à demander où se trouvent les meilleurs, car l’offre est abondante et pas toujours de bonne qualité.

 

Buñuelos et jus d'orange au petit matin Source de l'image : Diane Micouleau

Buñuelos et jus d’orange au petit matin
Source de l’image : Diane Micouleau

 

Pour parler de la gastronomie colombienne, il faudrait écrire un livre entier. Si aujourd’hui j’ai parlé des éléments qui me semblent les plus typiques et étonnants pour les yeux des visiteurs, j’ai conscience d’avoir fait l’impasse sur d’autres plats qui sont tout aussi savoureux: la bandeja paisa, les innombrables façons de cuisiner le riz, la viande cuite en bistec ou bien asada… Sans parler du café. En bref, si vous voulez explorer les profondeurs de la cuisine colombienne, gardez l’estomac et les yeux grands ouverts. Attention, c’est sabrosoooo !